Étudiants à la rencontre de l’agroécologie (du 8 au 10 janvier 2016)


Des étudiants, tout droit venus de France, ont atterri à Ouagadougou pour mener un projet autour des initiatives citoyennes avec une phase importante sur l’agroécologie. Leurs objectifs étant, d’abord, de transmettre et de communiquer autour de pratiques alternatives et innovantes à travers la réalisation d’un documentaire.

 

Le CNABio a accompagné cette démarche en concoctant un programme pour que ces derniers aillent à la rencontre d’acteurs burkinabè de l’agroécologie selon le programme suivant :

 

 

Le vendredi 8 janvier

Monsieur Ilboudo Adama, directeur de l’eau et de l’environnement ainsi que toute l’équipe de l’agence de l’eau du Nakambé, ont accueilli les étudiants autour d’une conférence participative sur la gestion durable des ressources en eau.

 

La journée du samedi 9 janvier

Madame Sigue et Monsieur Jean-Marie Samyn, directeur de l’ONG Helvetas Swiss Intercooperation, ont reçu les étudiants au marché des produits bio de Ouagadougou, miroir de leurs actions et valeurs.

 

Monsieur Souleymane Belemgnegrée, de l’association Béognèré, a présenté les différentes techniques agroécologiques utilisées sur ces parcelles : du compostage, à la culture en demi-lune en passant par le zaï et bien d’autres encore.

 

Le Dimanche 10 janvier

Madame Sophie Sedogo, collaboratrice et porte parole de Monsieur Moussa Ouedraogo de la ferme Napoko, et Madame Amina Ouedraogo de l’association de la « saisonnière, ont expliqué la démarche de la ferme expérimentale en matière de production, vente mais aussi d’éducation des femmes (alphabétisation, calcul du rendement, sensibilisation à l’excision, VIH).

 

La dernière ferme visitée a été celle de Loumbila crée grâce à l’initiative de l’association YELEMANI, cordonnée par Madame Blandine Sankara. L’association Yelemani a pour objectif d’éduquer et de sensibiliser à la souveraineté alimentaire. La ferme Loumbila regroupe 8 femmes s’organisant autour de la culture bio. Récemment des parcelles cultivées par des hommes sont entrées en « petite compétition » avec les parcelles des femmes : qui produira les plus beaux légumes ? Quelles seront les meilleures techniques mise en œuvre ? Il s’agit plus d’un échange de compétences en fonction des techniques adoptées que d’une véritable compétition.